DOUBLE CANONISATIONS DE PAPES EN AVRIL 2014

DOUBLE CANONISATIONS DE PAPES EN AVRIL 2014


par le Pape François

 

VATICAN À ROME EN ITALIE

Jean Paul II et Jean XXIII ont été canonisés ensemble lors d'une fête unique au Vatican le 27 avril 2014

Le 27 avril est la fête de la Divine miséricorde, fête créée par le pape polonais.

Voici quelques informations du parcours de chacun de ces deux figures importantes de l'Église catholique :


Jean-Paul II
pape de 1978 à 2005

- un polonais du nom
   Karol Wojtyla


- Il est élu pape le 16 octobre 1978.

En canonisant Jean-Paul II en même temps que Jean XXIII, le pape François confirme le Concile Vatican II comme socle de l'Église. Car si Jean XXIII a convoqué le Concile, Jean-Paul II n'a eu de cesse, durant les vingt-sept années de son pontificat, de l'appliquer.

Lorsqu'il est élu pape le 16 octobre 1978, le cardinal Karol Wojtyla choisit le nom de Jean-Paul pour signifier sa volonté d'assumer le double héritage de Jean XXIII et Paul VI, les deux papes du Concile.

Beaucoup estiment même que c'est le Concile qui a permis l'élection, quelques années plus tard, d'un pape polonais et inconnu jusqu'alors.

Celui-ci assumait d'ailleurs complètement sa fidélité au Concile. Vatican II fut « la grande grâce dont l'Église a bénéficié au XXe siècle ».

Dans l'héritage de Vatican II, Jean-Paul II œuvra beaucoup en faveur du dialogue inter-religieux.

En 1986, il est ainsi reçu officiellement à la synagogue de Rome. Bien que proche des Juifs, Jean XXIII lui-même n'était jamais entré en tant que pape dans une synagogue.

Et surtout, la même année, Jean-Paul II organisa la rencontre d'Assise, invitant toutes les religions du monde à prier ensemble pour la paix.

Politiquement, Jean-Paul II fut aussi le pape de la lutte contre le communisme et des droits de l'homme, un concept séculier qu'il reprit à son compte, comme l'avait fait Jean XXIII avant lui dans l'encyclique Pacem in Terris.

Jean-Paul II fut aussi l'initiateur de la « nouvelle évangélisation », sa réponse au défi, pour l'Église, de la sécularisation.

Sa création des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) demeure aujourd'hui l'un des principaux rendez-vous de l'Église dans le monde.

Avec les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) son influence dépasse largement ses propres frontières.

Jean XXIII
pape de 1958 à 1963

- un italien du nom
   Angelo Roncalli


- Il est élu pape le 28 octobre 1958.

Personne n'attend du cardinal Angelo Roncalli, qui prend le nom de Jean XXIII, autre chose que d'assurer un pontificat de transition. Après le très long pontificat (1939-1958) de son prédécesseur Pie XII, l'Église pense devoir « souffler » quelques temps, avant de reprendre un cap sous l'égide d'un nouveau pape.

De plus, le cardinal Roncalli, jusqu'alors patriarche de Venise, est âgé de 77 ans. Il est perçu par les autres cardinaux comme un vieil homme débonnaire et peu charismatique.

Moins de trois mois après son élection, Jean XXIII annonce la convocation du Concile Vatican II, pour « discerner les signes des temps ». Le nouveau pape a connu, en tant que nonce apostolique, la Bulgarie orthodoxe, la Turquie tiraillée entre laïcité et islam, et la France catholique et sécularisée du général De Gaulle. Il sent une nécessité pour l'Église de renouer avec le reste du monde.

Outre le Concile, Jean XXIII annonce le même jour un synode pour le diocèse de Rome, ce qui n'est plus arrivé depuis six siècles, et une réforme du droit canonique. Auparavant, il avait déjà créé la surprise en nommant 23 nouveaux cardinaux, un mois et demi seulement après son couronnement.

Sur le plan politique, il est l'artisan du dégel des relations entre le Saint-Siège et l'URSS. En 1963, il est nommé homme de l'année par Time Magazine.

Jean XXIII œuvre pour le rapprochement des chrétiens :
- Il crée en 1960 le Secrétariat pour l'unité des chrétiens en 1960, et reçoit le primat de l'église anglicane, une première dans l'histoire de l'Église.

- En 1963, il élargit encore son message en adressant l'encyclique Pacem in Terris à « tous les hommes de bonne volonté ».

Lorsqu'il décède, le 3 juin 1963, d'un cancer de l'estomac, le « pape de transition » laisse derrière lui un Concile, que son successeur Paul VI mènera à bien, huit encycliques, et une Église prête à prendre un tournant majeur.


Avec Vatican II son influence dépasse largement ses propres frontières.


LA PRIÈRE DE LA SEMAINE

À l'occasion de la Première semaine de l'Avent

Dieu, tu as choisi de te faire attendre tout le temps d'un Avent.
Moi je n'aime pas attendre dans les files d'attente.
Je n'aime pas attendre mon tour.
Je n'aime pas attendre le train.
Je n'aime pas attendre pour juger.
Je n'aime pas attendre le moment.
Je n'aime pas attendre un autre jour.
Je n'aime pas attendre parce que je n'ai pas le temps et que je ne vis que dans l'instant.
Tu le sais bien d'ailleurs, tout est fait pour m'éviter l'attente : les cartes de crédit et les libre services, les ventes à crédit et les distributeurs automatiques, les coups de téléphone et les photos à développement instantané, les télex et les terminaux d'ordinateur, la télévision et les flashes à la radio...
Je n'ai pas besoin d'attendre les nouvelles, elles me précèdent.
Mais Toi Dieu, tu as choisi de te faire attendre le temps de tout un Avent.
Parce que tu as fait de l'attente l'espace de la conversion, le face à face avec ce qui est caché, l'usure qui ne s'use pas.
L'attente, seulement l'attente, l'attente de l'attente, l'intimité avec l'attente qui est en nous parce que seule l'attente réveille l'attention et que seule l'attention est capable d'aimer.
Tout est déjà donné dans l'attente, et pour Toi, Dieu, attendre se conjugue Prier.
Amen.

(Père Jean Debruynne, Diocèse de Saint-Claude / Église catholique dans le Jura)