Pastorale scolaire

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Activités pastorales

Noël, temps de joie et temps de peine

 

Annexe 2 – Réflexion


Introduction

Ce matin, nous vous proposons une émission toute spéciale qui traite de la belle fête de Noël qui s'en vient. En voici le déroulement. Tout d'abord, une réflexion de groupe à laquelle vous participerez grâce à un remue-méninges suivie d'une activité où chacun et chacune aura quelque chose à faire. Le tout sera accompagné de musique de Noël.

Remue-méninges

Votre professeur va maintenant diviser le tableau en deux parties et y inscrire d'un côté « Noël = joie » et de l'autre « Noël = peine ». Puis, vous aurez dix minutes pour trouver des exemples qui illustrent ces deux situations.

** Attente de dix minutes; musique de Noël; arrêt de la musique.

Réflexion

Nous sommes de retour. Vous avez sûrement trouvé de nombreux exemples.

Comme vous pouvez le constater, le temps de Noël peut être et devrait être une source de joie, mais malheureusement, pour certaines personnes, c'est un temps de l'année difficile à vivre. Arrêtons-nous quelques instants pour penser à elles et nous sensibiliser à ce qu'on pourrait faire pour les aider à se réjouir en ce temps merveilleux de Noël.

D'abord, il y a l'enfant pauvre qui ne recevra pas les cadeaux dont il rêve et qui se demande bien pourquoi :

« Cette année, je n'ai pas fait de liste de Noël. À quoi ça me sert d'en faire? Cela fait deux ans que je demande un rouli-roulant, pour m'amuser dans la rue avec mes amis. Il y a trois gars que je connais qui en ont reçu un et qui sont bien plus énervés que moi. Des gars qui ont déjà des bicyclettes, des trains et des nintendos. Moi, je veux seulement un rouli-roulant, rien d'autre. Pourquoi est-ce que le père Noël est toujours trop pauvre quand il arrive chez nous? Pourquoi est-ce qu'il ne commencerait pas par nous autres pour une fois? Pourquoi est-ce qu'il apporte toujours plus de cadeaux aux enfants qui en ont déjà et qu'il apporte toujours moins de cadeaux à ceux qui n'en ont pas beaucoup? Moi, le père Noël... »

Comment peut-on aider cet enfant? Eh bien, plusieurs occasions nous seront données, en ce temps des Fêtes, pour partager nos richesses ou nos surplus. Que dire maintenant des parents de ces enfants pauvres. Écoutons un de ceux-ci :

« Existe-t-il un pire temps de l'année? Noël, c'est le temps de se réjouir et, pour un père, offrir des cadeaux à ses enfants, quoi de plus merveilleux! Moi, vraiment, je ne pourrai rien leur acheter cette année. J'ai perdu mon emploi; j'arrive à peine à faire mes paiements et à mettre de la nourriture sur la table! Je pourrais toujours emprunter, mais ça va être pire en janvier quand les factures vont arriver. J'espère que ma petite Catherine et mon grand Robert vont comprendre. Misère que c'est plate de ne pas pouvoir vivre Noël comme les autres. »

Encore une fois, on peut aider ces parents démunis en leur offrant notre compréhension et en se rappelant que les cadeaux, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important. Nous, les jeunes, il faut faire attention à nos demandes et ne pas être trop exigeants dans nos choix de cadeaux. C'est aussi difficile pour nos parents de ne pas pouvoir les acheter que pour nous de ne pas les recevoir.

Enfin, pensons quelques instants aux personnes seules. Qu'y a-t-il de plus cruel que la solitude? La solitude, c'est toujours difficile, peu importe le temps de l'année. Bien des gens sont d'accord pour dire que la solitude est le pire mal qui puisse exister! Écoutons les réflexions d'une personne seule :

« Ah! La musique de Noël, je pourrais m'en passer! Noël, c'est un temps de rassemblement et de réjouissance, je le sais bien. Mais un Noël passé tout seul, y a-t-il quelque chose de plus déprimant? Tout le monde se prépare à accueillir des parents; d'autres s'en vont visiter des amis; c'est la fête, la musique, le plaisir... pour les autres. Pendant ce temps, moi, je m'ennuie à mourir. Juste à y penser, j'aimerais m'endormir et me réveiller en janvier! »

Que faire maintenant pour les aider, voilà la question. Si on connaît de ces personnes seules, faisons un effort spécial pour être plus attentif et leur faire sentir notre présence. Si possible, invitons-les à partager avec nous un repas ou une célébration en famille. Si je n'en connais pas dans mon entourage, il y a l'hôpital qui est rempli de personnes sans famille et sans amis. Il y a également les foyers pour personnes âgées. Un petit cinq minutes pour une visite ou un téléphone, ce n'est pas tellement pour nous, mais comme ça peut représenter beaucoup pour la personne qui a besoin d'amitié et de chaleur humaine.

** Musique en sourdine

Passons maintenant à la deuxième partie de notre réflexion. Pensons à ce qui nous fait le plus vibrer, ce qui nous rend le plus heureux à Noël. Est-ce que c'est de recevoir des cadeaux, beaucoup de cadeaux? Est-ce que c'est de donner des cadeaux à ceux et celles que l'on aime? Ou est-ce que c'est de fêter avec les autres, que ce soit en famille ou entre amis?

D'abord les cadeaux! Noël sans cadeaux, c'est impensable, les deux sont si intimement liés. Mais il faut se demander si le cadeau que je donne est un cadeau de routine ou un cadeau que je donne parce que je me sens obligé de le faire. Ce qui donne de la valeur à un cadeau, c'est le lien entre la personne qui l'offre et la personne qui le reçoit. C'est pour cette raison que je cherche un cadeau qui va plaire et répondre aux goûts du destinataire. Alors, mon cadeau devient significatif parce que j'y mets mon cœur, ma personne. D'ailleurs, la présence est encore plus importante que le cadeau lui-même! Combien souvent on entend dire : « J'aurais préféré qu'il soit avec moi plutôt que de recevoir ce cadeau. » Si on achète un cadeau à notre mère et à notre père, mais que nos parents ne nous voient presque pas durant les Fêtes, le cadeau va perdre beaucoup de son sens. Pour la plupart d'entre nous, le plus beau cadeau c'est de passer Noël dans la joie avec ceux et celles qu'on aime et qui nous aiment.

Noël, c'est aussi la joie de revoir des personnes qu'on n'a pas vues depuis longtemps, parents ou amis. C'est aussi l'occasion d'oublier nos petites chicanes pour renouer des liens d'amitié.

Ces rassemblements et ces fêtes, je les vivrai plus intensément pourvu que je me sois impliqué dans leur préparation. En effet, si j'ai travaillé à la préparation d'un repas, il aura bien meilleur goût! Si j'ai aidé à la décoration, l'atmosphère me sera d'autant plus significative! Si j'ai aidé à amuser les plus jeunes pour donner une chance aux adultes de s'amuser eux aussi, je n'en serai que plus content! C'est en aidant et en partageant le bonheur des autres que je vais construire mon propre bonheur. C'est moi qui suis responsable de mon bonheur et c'est en rendant les autres heureux que je le bâtirai. Et ça, Zellers ne peut pas me l'offrir. Ce n'est jamais en vente nulle part!

Oui, la préparation à Noël est très importante. Plus je m'engage, plus j'en retire quelque chose!

Mais il ne faut surtout pas oublier de se préparer le cœur. C'est justement ce que la période de l'Avent vient nous rappeler. La fête de Noël, c'est avant tout, la naissance du Christ; un Christ qu'on accueille dans le démuni, dans l'enfant déçu, dans la personne seule, dans nos cadeaux, dans nos fêtes de famille.

Activité

Pour créer de la joie, il faut y mettre la main; c'est-à-dire faire sa part. Es-tu prêt à t'engager à la mesure de tes moyens, de ce qui t'est possible? Votre professeur va maintenant vous distribuer un carton. Il s'agit pour vous d'y tracer votre main, les doigts légèrement écartés, de la découper et d'y inscrire votre nom. Elle servira à décorer l'arbre de Noël monté à l'entrée et à te rappeler ton engagement à faire de ce Noël une fête de joie.

Conclusion

Nous espérons que notre émission vous a plu et vous aidera à donner plus de sens à la fête de Noël. Toute l'équipe de pastorale vous souhaite, à tous et à toutes, de passer de belles Fêtes. Que le Seigneur remplisse vos cœurs de joie véritable!

Musique

** Faire jouer des mélodies de Noël jusqu'à la fin de la période.


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LA PRIÈRE DE LA SEMAINE

À l'occasion de la journée internationale pour la résolution des conflits (21 octobre)

Dieu de miséricorde,
donne-nous de regarder avec tes yeux compatissants la longue épreuve de l'humanité: les guerres, les millions d'affamés, les innombrables réfugiés, les désastres des nations, les morts cruelles et inutiles, notre manque d'humanité les uns à l'égard des autres, les échecs et l'impuissance de tant de vies.

Hâte la venue de ce temps où les nations seront en paix et où les peuples vivront à l'abri de la peur et du besoin, où il n'y aura plus ni douleurs ni larmes, dans la certitude de ta volonté et l'assurance de ton amour qui nous ont été manifestées en Jésus-Christ, Sauveur de tous les hommes. Amen.

(Prière reprise de https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/prier/prieres-pour-notre-temps/369978-priere-des-chretiens-pour-la-paix/ )